Gilles D’Elia

photographies        journal d’un photographe        actualités        contact


Journal d’un Photographe


21 juin 2018



Premier jour de l’été : mon journal passe à la couleur !




18 juin 2018



Lisa Taktouk, dans une rue de Paris. C’était avant qu’elle n’emporte sa guitare pour un long voyage qui commença par les États-Unis, puis Cuba, la Colombie, le Brésil… et puis ? Et puis… nous avons perdu contact ! Si jamais elle tombe sur cette page, je lui envoie cette carte postale du passé (et moi, je n’ai pas oublié son Capricho Árabe de Tárrega).




16 juin 2018



Premier match des Bleus dans la Coupe du Monde 2018 aujourd’hui : prions pour eux… (mais sans oublier de lire l’excellent texte de Mickaël Correia, “Et le football fut” !)




13 juin 2018



Mon métier, c’est de ne jamais savoir le matin ce que je vais trouver dans la journée. C’est l’improvisation absolue ! Aucun autre art ne peut s’en approcher autant que la photographie : l’écrivain sait ce qu’il va écrire avant d’écrire, le peintre sait ce qu’il va peindre, le musicien sait ce qu’il va jouer, et même dans le jazz, s’il improvise, il y a des règles harmoniques qui font qu’il sait à peu près comment il va improviser, ce n’est donc que de la demi-improvisation…

Seul le photographe ne sait absolument pas ce qu’il va trouver avant de le trouver. Il est totalement dépendant, esclave du hasard, mais c’est justement ce qui fait qu’il est absolument libre. Au début, c’est très frustrant parce qu’on a le sentiment de ne rien contrôler, et puis peu à peu on s’habitue à ça, et finalement on finit par aimer ça, par adorer le fait d’être totalement soumis au hasard ! A ce moment-là, la photographie commence à procurer des joies plus intenses, à mon avis, que n’importe quelle autre pratique artistique.




10 juin 2018






7 juin 2018






4 juin 2018






31 mai 2018






30 mai 2018



Qui sait ? Peut-être la future Billie Jean King du football…




28 mai 2018



Une telle photographie aurait pu être prise à la fin des années 50 dans l’Amérique de Robert Frank. Et pourtant je l’ai prise il y a quelques semaines, sur une aire d’autoroute dans le sud de la France. Comment expliquer ce sentiment d’inquiétante étrangeté ? Je n’ai rien trouvé de plus pertinent que l’analyse suivante :

“L’inscription que l’on pouvait lire dès les années 60 sur l’enseigne de quelques rares magasins de luxe “Paris-Tokyo-Londres-New York” énonçait le programme d’une mise aux normes de ces villes telle qu’elles en viennent à former un unique continuum métropolitain. A leur tour, les panneaux “Rennes métropole”, “Limoges métropole”, “Bordeaux métropole” ou “Lille métropole” qui fleurissent ces temps-ci traduisent l’extension de ce projet. Par là, il ne faut pas comprendre que chacune de ces villes serait en elle-même devenue une métropole, mais qu’elle est désormais un fragment de la métropole impériale, comme un arrondissement oublié de New York, Londres ou Tokyo … C’est depuis ces centres que le capital lance ensuite son offensive vers le reste du territoire. L’utopie à l’œuvre, ici, est celle d’une ville-jardin mondiale où la marchandise serait en toute chose une seconde nature. Pour l’heure, le label “Capitale européenne de la culture” est le cheval de Troie de la normalisation impériale. De pays en pays, de cité en cité, de quartier en quartier, il y a un cycle de la normalisation. Tout commence par un “quartier populaire” … Un “quartier populaire” est avant tout un quartier habité, c’est-à-dire ingouvernable. Ce qui le rend ingouvernable, ce sont les liens qui s’y maintiennent … L’intensité de ces liens est ce qui les rend moins exposés et plus impassibles aux rapports marchands. Dans l’histoire du capitalisme, cela a toujours été le rôle de l’État que de briser ces liens, de leur ôter leur base matérielle afin de disposer les êtres au travail, à la consommation et au désenchantement.” — Extrait de “La fête est finie”.




1 | ... | 30 | 31 | 32 | 33 | 34 | 35 | 36 | 37 | 38 | ... | 39